20/04/2009

Nous déclarons ouvertes les festivités

Tu soulèveras d'une seule main mon bassin et me mettras à quatre pattes, tout en léchant mon sexe, avec force, avec fougue, avec douceur, tu creuseras encore un peu plus cette fosse de désir, je me débattrai un peu en disant "non, non, non" car ce plaisir-là est plus douloureux que la souffrance, et pour toute réponse tu t''enfonceras en moi si fort et si loin que des larmes perleront dans mes yeux.

Puis tum'entraîneras, pantelante, vers le sofa, tu m'y pousseras, la main sur ma gorge, et moi je chercherai désespérément dans tes yeux de la compassion, mais il n'y en aura pas, seulement une furieuse envie de me soumettre, et je me soumettrai , car telle est ta volonté et que je t' ai offert la mienne.

Tu me gifleras, sans doute, parce que l'amour est violent et parce que je te veux, et parce que tu m'en veux et parce que nous en voulons encore.

Mes larmes jailliront peut-être et tu me bousculeras un peu plus encore, l'amour laissera ses traces dans mon cou sur mes bras et mes cuisses, puis tu me feras agenouiller entre tes jambes, et tu me caresseras très doucement les cheveux, les yeux le front la bouche, et tes caresses bûleront ma peau plus fort que le feu de tes claques.

Tu me parleras avec lenteur et calme, ton regard soudé au mien, tu me diras " je veux que tu m'aimes" et je te dirai que je t'aime, et tu ajouteras " je veux que tu ne me quittes jamais", et je te le prometterai, car tu fais ce que tu veux de moi, je suis sous hypnôse, seule ta voix compte, à elle seule j'obéis.

Puis je te demanderai de venir sur moi, tu viens, tu t'allonges sur mon corps, tu t glisses en moi, tu m'embrasses, tes baisers profonds et doux, tu embrasses encore mieux que tu ne baises ( toi tu dis "faire l'amour" dans ces moments-là), je te sens très étroitement en moi, je me frotte contre toi, tu me donnes beaucoup de plaisir, je te susurre à l'oreille " oh oui comme ça je te sens bien" et toi tu dis " comme ça? c'est comme ça que tu aimes?" et ma réponse fuse " oooooh ouiiii"...

Tu es beau et tu es bon et mon coeur et mon corps débordent de bien-être. Je te regarde intensément et tu dis

" quoi?... à quoi tu penses?"

- non, rien...

- mais si, vas-y, dis-le, aie confiance en moi

- non, je pense simplement...que je t'aime

- vraiment?

- oui

- alors dis-le moi

- je t'aime

Ca te rend fort, ça te rend fou, ton torse se bombe, ton menton se relève, ta main enserre ma gorge : " dis-le encore"

- je t'aime

- maintenant viens t'asseoir sur ma queue

Et je m'empale sur toi.

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- Tu veux que je dorme avec toi?

C'est la première fois que Léo me demande ça, lui l'amant d'un soir, et en d'autres circonstances je lui aurais sauté au cou.

- pas possible, les enfants dorment à l'étage

( il insiste)

- je peux partir très tôt...

- c'est mieux pas

- toi, tu as trop bien joui...

Et je lui offre un sourire conquis et coquin qui flatte son égo, lui fait remettre son jeans ( il n'a jamais rien dessous), son blouson de cuir, prendre ses clés et me laisser seule dans mon lit pour ruminer mes deux histoires...

( à suivre)

12:00 Écrit par chouchou dans Amour | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

19/04/2009

Bête à bon Dieu

C'est toujours ma valise qui arrive la dernière, farceuse, juste au moment où je n'y crois plus...Je la traîne derrière moi comme une grosse fatigue. Mes absences me pèsent, et puis ce rendez-vous manqué...

"A lundi, Chérie??", je n'avais pas eu le temps de lui dire, non, attends, la semaine prochaine je pars en voyage, trop tard il avait déjà disparu derrière un buisson d'hortensias. 

Les portes automatiques me projettent au dehors.

Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part. Mais bien sûr personne n'est là. Comme d'habitude. Machinalement mes yeux balaient la foule, qui attend, anxieuse, fébrile, un papa, un amant, une amie. Comme d'habitude.

Mais est-ce que je regarde, seulement?

"Chérie?"

Une voix, venue comme de l'au-dedans de moi.

Une main dans ma nuque, une odeur familière, verveine, menthe, miel.

Il est là, je sens palpiter son coeur dans mon ventre, avec comme cadeau de bienvenue un sourire si plein de promesses...un de ces sourires de bébé, quand ils sourient aux anges en dormant...et tout pareil j'ai envie d'enfouir mon nez sous la brassière et de soufffler sur son ventre des bulles avec ma bouche.

Sa main tient fermement ma nuque, j'aime bien ce geste, il me fait du bien, ce geste.

Il m'attire à lui un peu trop brusquement et gronde sourdement :

" ne me fais jamais plus ça" puis il viole ma bouche, j'étouffe.

Nous marchons jusqu'au parking, deux automates, silencieux.

" Passe-moi les clés"

J'obtempère, il place ma valise dans le coffre, s'installe derrière le volant. Je boucle ma ceinture, baisse machinalement le pare-soleil : le petit miroir me renvoie les traits d'une enfant prise en faute.

Il roule. Vers où? Je ne suis pas inquiète. J'ai juste peur du moment quand il dira "faut que j'y aille"...Et où?

Il roule. Il semble à la fois contrarié et heureux. Je pose ma main sur son genou, il soupire. Soulagement ou frustration? Il allume la radio, nos doigts se disputent les touches, je veux écouter un CD, lui les résultats sportifs. Nos coeurs sont deux lionceaux qui se chamaillent, se mordillent, se roulent l'un sur l'autre.

Il me regarde de côté, me tire la langue, je lui rends la pareille.

- Chérie, ne me fais plus jamais ça

- J'ai voulu te prévenir, mais...

- Jamais, tu m'entends?

- Ok

- Promets

- je te le promets

Il a arrêté la voiture sur une aire de repos. Je n'ai aucune idée de l'endroit où on se trouve, et pour peu que je sache, on a peut-être déjà quitté la Terre. Il prend ma main, l'ouvre bien à plat, écarte fort mes doigts, et observe intensément.

- Tu lis l'avenir? je fais, narquoise

- Je vois le passé, je ressens le présent ( sa voix est grave de ton et d'esprit)

Il scrute maintenant sa propre main, compare. 

- Regarde

Je regarde. Soudain, une gueule puissante m'attaque à la gorge, m'éventre, me dévore. Je suis épouvantée : les lignes de nos mains sont parfaitement identiques, jusqu'à la moindre ridule.

- Comment as-tu su...je murmure

Il sait toujours tout. Et moi je ne sais rien.

- Comment cela est-il possible?

Et comme son silence ne présage rien de bon, j'ajoute : " j'ai peur".

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Les draps sont froids sur ma peau, un linceul.

Est-ce ça, la mort? Ce désarroi, cette incompréhension, cette angoisse, cette solitude, et puis ce froid, toujours ce froid?

Je prie en silence. Je prie sans mots. Je communie.

Peu à peu la sérénité réchauffe les engelures de mon âme. Mon coeur est à nouveau à marée haute. Il baigne, heureux et repus, foetus de mes rêves, de mon utopie. La gestation risque d'être longue...

Je m'endors.

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Dans mes rêves, une coccinelle m'appelle  : " Chérie! ne me fais plus jamais ça, promets-le".

Petite bête à bon Dieu...

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Il est trop tôt quand je m'éveille. J'ai très envie de faire l'amour. Cet homme creuse en moi un puits de désir sans fond. Je sais qu'il ne le comblera jamais. J'ignore exactement pourquoi, mais profondément, mon âme pressent que c'est impossible.

J'ai des envies d'impudeur, d'indécence, de glauque. Toutes sortes de pensées obcènes transforment mon désir en un besoin. Je saisis mon portable, compose le numéro de Léo. A cette heure-ci, soit l'oiseau de nuit de repaît de sa capture du soir, soit il dort. Une voix ensommeillée grommelle :

- Tu es malade??

- oui, j'ai envie de toi

- et bien branle-toi

- ok

( sa voix se fait plus douce )

- tu es nue?

- oui

- touche ta chatte. Dis-moi si elle est mouillée.

- oui, elle est toute mouillée.

- Approche le téléphone que j'entende si elle est bien mouillée. Caresse-la, pense à ma langue, bien plaquée dessus...Oh oui elle est bonne, ta chatte, c'est la meilleure de toutes.

Je me caresse au son sa voix sensuelle et grave.

- tu veux que je te prenne?

- oui

- viens, je te retourne, je m'aggrippe à ton cul, je tapote ma queue bien dure sur tes fesses. Tu sens comme ma queue est bien dure?

- oh oui, je la sens.

- tu la veux, hein, petite salope?

- oui, je la veux

- demande

- s'il te plaît, prends-moi

- demande mieux que ça

- baise-moi, s'il te plaît

- mieux que ça, je te dis

- je t'en prie, fourre ta grosse queue dans ma chatte de petite salope

- voilà, je m'enfonce en toi. Tu me sens bien? je te prends fort, là

- je vais jouir

- dis mon prénom, quand tu vas jouir, je veux que tu dises mon prénom

- je vais jouir. Léo, tu me fais jouir...

- ...

- ...

- C'était bon?

- mmm...

- Tu vas me laisser dormir maintenant??

- mmm...

- je passerai te baiser un de ces soirs...

-mmm...

Depuis que nos jeux ont commencé, je ne peux plus jouir seule, ou presque. J'aime sa voix, le timbre de sa voix, j'aime ses mots crus, notre connivence. J'aime le souvenir de nos ébats.

Mais Léo n'est pas l'homme d'une seule femme : je suis sa chose, sa confidente, et il est mon amant de dépannage, ma bite de secours.

Il se croit unique, et au fond, il l'est, puisque je ne fais l'amour qu'avec lui.

Ca fait longtemps que je ne l'ai pas appelé; depuis ma rencontre avec Angie.

Angie ...énigmatique...Angie...troublant...tombé un jour dans mes bras sans passer par mes draps...Cet attachement, ce lien ( et je sens bien que c'est une lourde chaîne qui me lie à lui) est bien plus solide que tous ceux qui m'ont attachée auparavant, un enchaînement bien au-delà de l'amour, de la passion.

Un amour si grand, si profond qu'il remplirait mon âme entièrement, telle la mer qui s'engouffre dans les grottes et baptise les sables, mouillant chaque grain, pour le transformer en une masse lourde et visqueuse. Et pourtant comme l'océan cet amour semble éroder les parois de mon être, le creuser, d'un manque, d'un besoin, que chacune de ses caresses ne ferait qu'intensifier.

Je confonds peut-être ce besoin pour du désir, et je le comble à ma manière.

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Léo est arrivé à minuit, en retard comme toujours. J'étais déjà assoupie sur le tapis de Chine devant un feu qui mourait. Les bougies tombaient elles-aussi de sommeil.

Dans un de mes moments d'égarement, j'avais un jour remis à Léo la clé de chez moi; il entra donc, silencieusement, se faufila jusqu'au salon, se dévêtit en jetant, épars, et un jeans sur le bras d'un fauteuil, et une chemise sur le rebord d'une chaise, et il vint s'allonger de tout son poids sur moi. Je fis mine de ne pas me réveiller pour prolonger ce moment intime. Je me sentais à la fois soumise et protégée. Sa tête glissa entre mes fesses. Son souffle chaud entre mes cuisses annonça le début des festivités.

( à suivre)

 

 

 

 

01:18 Écrit par chouchou dans Amour | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

13/04/2009

Le chemin des écoliers

La voiture nous emmène, ma main est dans ton cou, parfois tes yeux cherchent les miens et ils s'évadent...où il fait toujours beau, où tous les jours sont chauds, où on passe sa vie à jouer...

 

(inspiré par la chanson de Gérard Lenorman "Les matins d'hiver")

Le paysage défile, les pommiers en fleurs, les palmiers, on devine que la mer n'est pas loin, nos doigts noués sur mon genou, nos coeurs qui chantent tout haut...où il fait toujours beau, où tous les jours sont chauds...

 

Et quand la musique se tait, dans un même geste nous la rejouons, encore et encore...c'est bien parce que toi tu veux...et nous sourions, protégés comme deux enfants dans l'auto qui nous sert de refuge, nous sommes projetés trente ans en arrière, nos coeurs tout neufs et plein d'espérance, la vie est devant nous, ne regarde pas derrière, derrière il n'y a rien, profitons de l'instant présent, juste toi et moi serrés l'un contre l'autre, et ma main qui caresse ton front, la nostalgie serre nos veines, peut-on se souvenir de ce qu'on n'a pas encore vécu ensemble?

Qui es-tu mon Amour?

Celui qui vit en moi depuis toujours, celui qui a grandi en silence à mes côtés sans que nos regards se soient jamais croisés? Je t'observe, tes yeux qui ont tant ri, ta bouche qui a tant aimé, ton front qui a tant peiné, et je caresse leurs contours , mon coeur se fendille et tu t'y glisses, tu t'enroules, tu l'enserres, et je sais que la vie ne sera jamais assez longue pour te donner tout ce que j'ai pour toi.

 

Nous gambadons sur le chemin des écoliers, moi et toi, mon frère, mon ami, mon amour, la route est semée de fleurs, tu as effacé toutes les lignes de ma main, brouillé toutes les pistes de la carte, tu creuses en moi de nouveaux chemins, et ils mènent...

"où il fait toujours beau, où les jours sont chauds, où on passe sa vie à jouer..."

18:48 Écrit par chouchou dans Amour | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

02/04/2009

La petite fugue

J'arrive, il est déjà là, pour une fois, je pense, et un fragment de seconde il me semble lire dans ses yeux une petite inquiétude qui s'évapore, telle la rosée du matin sous le souffle chaud de la lumière, il m'a vue, et je la reconnais, cette petite angoisse : c'est celle que je ressens à chaque fois que je l'attends, une appréhension idiote : et s'il ne venait pas? et si le mythe s'était dissous dans les brumes du petit matin?

Cet égarement trouble me serre délicieusement le coeur. La barre de sécurité vient de se refermer sur moi, la manège infernal va démarrer, c'est (re)parti pour un tour! Je hurle de l'intérieur.

Il est assis sur le banc, il sifflote, il est en plein soleil mais il ne cligne pas des yeux, non, ses yeux sont tout grand fermés, il me regarde approcher sous ses paupières closes, il ne cille pas, il ne se lève pas, simplement quand j'arrive à sa hauteur il me tend la main. J'y glisse la mienne. Le sol se dérobe sous mes pieds, nous lévitons à quelques centimètres de la Terre et de ses petites misères, juste assez pour ressentir ce bien-être insoupçonné des mortels que d'être débarrassé de son corps, du poids de son corps.

Nos doigts s'entrelacent, nos yeux se sourient. Un silence d'au-delà carillonne.

C'est lui qui me lâche le premier.

La tête me tourne.

Il pointe du nez le panier qui se balance à mon bras : "je meurs de faim! t'as apporté quoi?"  " Tartines mascarpone-fraises"

Il se pourlèche les babines gourmandes "hum...". J'adore ce "hum...", il nourrit savoureusement mon âme.

Je m'assieds à califourchon sur lui, et je liche l'endroit encore humide qu'il vient de lécher, juste à la comissure de ses lèvres. C'est doux et sucré.

Nous restons un instant front contre front, à battre la mesure pour nos coeurs. Nous poussons le même soupir : la vie qui reprend son souffle. Je me lève, il plonge la main dans le panier, déballe les tartines sur ses genoux, m'en tends une, mords dans une autre.

"Hum...c'est frais, c'est doux c'est exquis", on irait une pub : lui, si beau dans tout ce soleil qui débite une phrase toute faite avec une diction si parfaite.

Il m'a appris à me taire, alors je me tais.

Ma langue apprécie le contraste entre la rondeur, l'onctuosité, la neutralité  du fromage blanc, et la saveur acidulée des fruits, le tout caché sous la croûte craquante du pain tout frais.

" C'est bon. C'est comme quand tu me prends dans tes bras". Nos deux mains se rejoignent. Qui de nous deux a dit cette phrase? Lui ou moi? Nous l'avons pensé ensemble, ça c'est sûr. Ca doit être Lui, puisque moi je me tais.

"Tu as passé une bonne semaine?" je voudrais tellement en savoir plus sur lui.

"Rien de spécial. Ah, si, j'ai joué de la guitare.

- Ah bon? Tu joues de la guitare?

- Apparemment, oui.

- Arrête de jouer les modestes ou les amnésiques! Et tu as joué où?

- Rue du Marché au Charbon. Il y a un magasin qui en vend...

- Quoi, tu me dis que tu es entré dans la boutique, que tu as pris une guitare et que tes doigts ont joué?

- C'est ce que je te dis

- Et tu as joué quoi?

( il se met à chanter l'air qu'il sifflotait tout à l'heure: ) " On était malhabiles, elle était difficile, la fugue d'autrefois qu'on jouait tous les trois..." sa voix est claire, limpide, transparente, une eau de source, pure, vierge, angélique.

- Maxime le Forrestier! J'adore cette chanson je ne l'ai plus entendue depuis mille ans!

- Je sais.

Il sait. Il sait toujours tout. Et moi je ne sais rien.

Je sens soudain la chaleur de sa main qui glisse dans ma nuque, il m'attire à lui, scrute mes yeux, non il ne cherche pas, il divulgue. A moi de lire, à moi de de déchiffrer, à moi de comprendre.

Rien à comprendre : regarde. Il me fait voir au-dedans de lui. Et je vois : des pieds nus et sales de petit garnement, perché sur le velours mauve d'un tabouret et ses petits doigts crasseux qui gratouillent les cordes. Dans un coin de la pièce, dans un fauteuil avachi, un vieux monsieur ferme des yeux bienveillants. La chaleur poussiéreuse se mêle aux notes, qui deviennent visibles.

Il cligne des yeux, s'empare de ma bouche comme s'il ne devait plus jamais me la rendre, me fourre sa langue très profondément, puis il dit " à toi maintenant".

Nos regards se soudent, entrent en osmose, et une voix saccadée de petite fille retentit au creux de nos entrailles :

" mi- mi-mi-mi

 mi-mi-mi-mi

mi-mi-mi"

( "doing-doing" deux accords secs sur la guitare du logopède)

et la voix éraillée de la petite fille scande : " mi-mi-mi-mi", elle s'applique, il ne faut pas décevoir Maman, sinon, sinon...

Sinon? Il pose un doigt sur ma bouche, une larme naît au coin de ses yeux, roule sur son nez, le pique, il le crolle, tente de s'en débarasser.

" C'est juste une émotion" je murmure

" Non, c'est comme un souvenir"  répond-il sans me parler.

Il saute sur ses pattes, il s'étire, c'est un chaton qui se prend pour un grand fauve, il sautille sur place, allez faut y aller, on se voit lundi, Chérie, même heure?

Ces rendez-vous m'épuisent, et, étrangement, me ressourcent.

Je le regarde s"éloigner, son pas souple et félin, il se retourne, et comme toujours, il me tire la langue de son air mailicieux.

( à suivre)

  

23:10 Écrit par chouchou dans Amour | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |